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 L’Organisation de la Personnalité

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Manolo
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Emploi : Infirmier de Nuit en Cardiologie
Date d'inscription : 08/02/2006

MessageSujet: L’Organisation de la Personnalité   Mar 7 Avr - 5:51

Citation :
Le développement intellectuel selon PIAGET

De la naissance à l’adolescence, l’intelligence de l’enfant évolue en 4 phases.

Chaque stade correspond à l’interaction entre des facteurs liés à la croissance organique (maturation) et aux facteurs liés à l’environnement (la famille, l’école). Chacun des stades exprime une adaptation physiologique et psychique de l’enfant à cet environnement.
Pour PIAGET, l’intelligence correspond à la capacité de s’adapter.

1er stade : le stade sensorimoteur (de 0 à 2 ans)

L’enfant voit, entend, touche, goutte et il réagit à ces sensations par des mouvements (c’est le coté moteur) (ex : regarder des objets qui tombent, tourner la tête vers un bruit). A ce stade, la vie mentale se manifeste par des réflexes (comportements innées = succion, marche, nage) qui lui permettent de s’adapter. Petit à petit, il organise ses actes sensorimoteurs en relation avec l’environnement (il arrive à amener à lui un objet du fond du lit).

2eme stade : le stade préopératoire (de 2 à 7 ans)

Il commence avec l’apparition de la représentation mentale et symbolique, c'est-à-dire que chaque objet est représenté mentalement et qu’il arrive à évoquer son image mentale même en son absence. Cette intelligence représentative se développe grâce à l’imitation des situations qui l’ont marqué.

3eme stade : le stade des opérations concrètes (7 à 11 ans)

Il marque l’entrée dans la socialisation. Il apparaît à ce stade, des actions réversibles et coordonnées les unes aux autres. Il prend conscience de sa pensée et de celles des autres, il est également capable d’anticiper par la pensée le résultat d’une action.

4eme stade : le stade des opérations formelles (11 à 13 ans)

Il marque l’entrée dans l’adolescence. L’intelligence prend ses distances par rapport au réel pour imaginer ce qui peut être possible, on est dans le raisonnement. Ce raisonnement s’applique à des données symbolisées comme les énoncés, les mathématiques.


Citation :
Le développement psychomoteur selon WALLON

Pour WALLON, la fonction tonique est la contraction musculaire qui apparaît avant la fonction cinétique, c'est-à-dire les déplacements du corps. L’action réciproque de ces deux fonctions est le résultat du passage des différents stades du développement psychomoteur.
Jusqu’à l’acquisition du langage et de la parole, l’enfant traduit sa vie psychique que par le mouvement (l’acte).

1er stade : le stade impulsif

Il est consécutif à la naissance et se caractérise par des décharges musculaires ou se mélangent des actions toniques et cinétiques non différenciées, ce sont les cris, les spasmes. Ces décharges constituent les réponses à des besoins organiques (faim, soif, etc.).

2eme stade : le stade émotif

Il apparaît vers 6 mois. Le mouvement commence à se transformer en un premier moyen de communication et de pression sur l’entourage et devient un moyen d’expression et d’imitation, en effet les cris expriment des besoins ou des appels et ils se différencient selon les réponses de l’entourage.

3eme stade : le stade sensori moteur

De 11 à 24 mois. Les mouvements commencent à se diriger vers le monde extérieur et se différencient. Tel mouvement est produit afin de reproduire un effet sensoriel particulier. En tâtant plusieurs parties de son corps, il prend ainsi conscience progressivement de son corps et associe les parties avec les mots qu’on peut dire. Il y a également une évolution au niveau de la préhension car au début, l’enfant saisissait à deux mains puis progressivement, ses mouvements se sont séparés, il saisit avec les paumes puis avec l’ensemble des doigts.

4eme stade : le stade projectif

Il arrive vers 2 ans. Le mouvement devient un moyen d’action sur le monde extérieur, il commence à explorer les objets dans leur relation avec les autres. Ce stade permet que l'enfant se représente mentalement certaines de ses activités, il imite les gestes et les sons. Les activités tonique et cinétique permettent le passage du mouvement et de son action du plan moteur au plan mental.

Vers 3 ans, l’enfant oriente toutes ses activités vers le jeu et commence à les interrompre pour parler.

Sur la période de 6 à 12 ans (age scolaire), la vie en groupe prend une place de plus en plus importante, ses capacités motrices lui permettent de mettre en valeur ses possibilités et de se mesurer aux autres. On constate que la coordination motrice s’améliore (il maîtrise l’écriture, utilisation de ciseau,…), que sa force physique augmente (goût pour les jeux violents) et que la rapidité, la précision et l’endurance sont plus marqués et se manifestent dans les jeux de compétition.


Citation :
Le développement social

Jusqu’à 3 mois, le bébé est complètement absorbé par lui-même, son seul soucis est son bien être digestif et postural.

A partir de 3 mois, la coordination des mouvements tête/yeux ainsi que le développement de la préhension lui permettent d’explorer son environnement proche.

Vers 6 mois, le bébé fait la connaissance de ses voisins immédiats, les enfants placés sur le même tapis se recherchent et se touchent.

Vers 8-9 mois, grâce à la locomotion se développe la recherche des autres, les enfants s’observent, s’imitent et le jeu à deux commence, soit agressivement, soit affectueusement.

Vers 10 mois, apparaît la jalousie quand l’adulte s’occupe d’un autre que lui, ainsi apparaissent les premiers conflits pour un objet.

Vers 18 mois, il essai de consoler l’autre, il éprouve de la sympathie, il ne pleure plus avec les autres et commence à faire la différence entre lui et les autres.

De 2 ans à 8 ans, il désire être avec les autres, il a besoin de compagnie, mais l’égocentrisme reste central, c'est-à-dire qu’il ne peut considérer qu’un seul point de vue, le sien.

A 4 ans, les échanges restent très limités, chacun joue à la même chose mais chacun pour soi et sans se soucier de l’autre.

Vers 5 ans, les interactions se multiplient et les enfants agissent ensemble.

Vers 6 ans, l’enfant présente des comportements socialisés (respect des autres et la prise de conscience des qualités de l’autre).

Vers 8 ans, l’enfant passe de l’égocentrisme à l’aptitude à se mettre à la place de l’autre. Il arrive à se représenter les intentions.


Citation :
Le développement affectif selon FREUD

Il constitue le point de vue génétique, c'est-à-dire l’évolution individuelle postérieure à la naissance. Il souligne la notion d’évolution dans le temps, caractérisé par l’enchaînement successif de stades. Ce point de vue aborde les conduites et les traits de personnalité en terme de développement. Ainsi, les histoires individuelles suivent tout de même des constantes dans la succession des stades. Le stade constitue un degré d’organisation libidinale dans le développement de l’individu.

La naissance

Elle constitue le premier traumatisme et la première séparation.
L’affectivité du nourrisson est marquée par l’indifférenciation. Il perçoit de façon imparfaite les stimulations du monde extérieur, il est impuissant à maîtriser ses besoins et à agir sur le monde extérieur, il est dépendant de la mère ou de tout substitut, tout est apporté par elle.

Les stades

Freud a attiré l’attention sur la sexualité infantile ; il postule l’existence d’une énergie : la libido à partir de laquelle se transforme la pulsion sexuelle.
A mesure que l’enfant grandit, l’excitation sexuelle investit des zones érogènes différentes et s’adresse à des objets différents.
On a d’abord la libido narcissique qui concerne le sujet lui-même puis la libido objectale qui s’adresse à un objet extérieur
.

Les stades prégénitaux

Le stade oral :

il recouvre la première année. La source pulsionnelle est la zone érogène buccale et oesophagienne. La succion du sein maternel constitue la première activité sexuelle.
L’objet pulsionnel est représenté par le sein ou son substitut. Le plaisir oral s’appuit sur l’alimentation qui est une fonction vitale essentielle. La pulsion sexuelle s’en détache rapidement et l’enfant recherche la succion pour elle-même, c'est-à-dire non plus téter pour s’alimenter mais pour le plaisir. C’est ce qu’on appelle les conduites auto-érotiques.

Le but pulsionnel est le plaisir autoérotique obtenu par la stimulation de la zone orale et associé au désir d’incorporer (de mettre à l’intérieur de soi). En effet, l’ingestion d’aliment est associée au désir de l’enfant de s’approprier des qualités de l’objet. Les angoisses spécifiques à cet âge sont les angoisses d’engloutissement et de dévoration.

Le stade anal (1 à 3 ans) :

il se caractérise par l’acquisition du contrôle des sphincters. La source est la muqueuse ano-rectale, elle est stimulée par l’expulsion des matières fécales puis par leur rétention. L’objet, c’est les selles. Le but est le plaisir auto-érotique lié à une partie de lui-même à expulser ou à retenir. Par la rétention, l’enfant satisfait sa pulsion de maîtrise, parallèlement se développe la tendance à la cruauté, au sadisme et au masochisme en raison de l’importance des pulsions agressives qui apparaissent.

La relation à l’objet est dominé par l’ambivalence, c'est-à-dire que l’amour et la haine coexistent et sont éprouvés envers l’objet quand il commence à énoncer des interdits.
L’éducation sphinctérienne est également la source de conflit et de face à face entre la mère et l’enfant. L’autonomie, la honte et le doute ont leur origine dans cette période.

Les stades génitaux

Le stade phallique (3 à 4 ans) :

il est centré autour de l’absence ou de la présence de pénis. La relation duel entre la mère et l’enfant cède la place à une relation triangulaire ou intervient le père. La source est la zone génitale ; les premières excitations et satisfactions sont en rapport avec la miction. L’objet est le pénis ou le phallus. Le but est le plaisir auto-érotique excrétoire comme le fantasme d’uriner sur autrui. L’enfant présente entre 3 et 6 ans des comportements typiques comme la masturbation, le voyeurisme et l’exhibitionnisme. Il s’intéresse aussi à l’origine des enfants. C’est à ce stade que se manifeste la curiosité sexuelle infantile et que l’enfant prend conscience de la différence des sexes. Il élabore des théories quant à la fécondation.

Le garçon constate l’absence de pénis chez la fille, il croit qu’elle a été castrée. Pour éviter l’angoisse qu’on la lui coupe, l’enfant surinvestit le pénis sur le plan libidinal (satisfaction sexuelle recherchée par la masturbation) et sur le plan narcissique (tendance à m’exhibitionnisme).

La fille constate aussi l’absence de pénis et elle le vit comme dévalorisant, elle tient la mère pour responsable de cette castration, ce qui amène la fille à se détacher de la mère pour se rapprocher du père.

Le complexe d’Œdipe (entre 4 et 7-8 ans) :

c’est le moment fondateur de la vie psychique, il correspond à l’attirance pour le parent de l’autre sexe et à des sentiments de haine ou de rivalité pour le parent de même sexe. L’angoisse typique de cet âge est l’angoisse de castration.

Chez le garçon, ce complexe se manifeste par des tendances libidinales plus ou moins génitalisées de posséder la mère pour lui tout seul, ainsi que la culpabilité éprouvée à vouloir se débarrasser de son rival, le père. Ces sentiments entraînent une menace fantasmatique d’être castré par le père. Cette menace provoque de l’angoisse, celle-ci est surmontée par l’identification au père qui est à la fois objet d’amour et de haine.
Le complexe d’Œdipe est résolu quand le garçon renonce à sa mère qui est un objet incestueux et que l’enfant accepte l’interdit de l’inceste.

Chez la fille, l’absence de pénis est ressentie comme un préjudice qu’elle cherche à nier, à compenser ou à réparer. C’est cela qui la conduit au désir Oedipien. L’attirance pour le père est reliée aux déceptions éprouvées dans sa relation avec la mère. Elle est persuadée que si on lui a coupé le pénis, c’est à cause d’une faute de la mère et elle cherche à se rapprocher du père dans l’espoir d’en avoir un.
L’idée du pénis est progressivement remplacée par le désir d’enfant.
Le désir d’enfant du père remplace le désir d’avoir un pénis qui est refusé par la mère, le complexe d’oedipe est résolu quand la petite fille commence à s’identifier à la mère, qu’elle renonce au père et qu’elle accepte l’interdit de l’inceste.

La phase de latence (entre 5 et 8 ans) :

l’enfant sort de la crise Oedipienne, elle est constituée par le déclin du conflit Oedipien jusqu’à la puberté. Elle est caractérisée par la diminution des activités sexuelles. La tendresse prévaut sur les désirs sexuels, la pudeur, le dégoût et les inspirations morales font leurs apparitions. L’enfant utilise ses pulsions sexuelles vers de nouveaux buts plus valorisés. La curiosité sexuelle devient alors une pulsion de savoir et de recherche. La sexualité est sublimée, c'est-à-dire qu’elle est orientée vers des activités intellectuelles et artistiques. Il n’apparaît pas de nouvelles zones érogènes, mais les anciennes gardent leurs attraits.

Les relations d’objet vont se diversifier et aller au delà du couple parental. L’amnésie infantile caractérise aussi cette période, l’enfant oubli ses pulsions sexuelles et ses expériences passées. Même si l’enfant est plus discret envers l’adulte, ses activités de masturbation, de voyeurisme et d’exhibitionnisme ne cessent pas.

Le stade génital:

la source est la zone génitale, elle prime sur toute les autres. L’objet est que la pulsion sexuelle n’est plus auto-érotique mais elle s’attache à un objet sexuel.
Le but est l’émission de secrétions et de produits génitaux car un nouveau but sexuel apparaît, la procréation. La puberté concerne les manifestations physiques de la maturation sexuelle. L’adolescence concerne le processus psychologique d’adaptation à l’état de puberté. La puberté modifie le schéma corporel et l’adolescent se cherche alors une nouvelle identité d’où l’opposition et les conflits avec les parents. L’adolescent pubère est capable de rapport sexuel et cette période s’accompagne de masturbation avec des fantasmes érotiques. La culpabilité et l’angoisse associée sont liées à la pression du monde extérieur. Il renonce à ses premiers objets d’amour, les parents et il établit de nouvelles relations objectales.[quote]

Source: http://quesnel.stephan.free.fr/Index.htm

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